Son annonce
Ça fait des mois que j’y pense. Alicia, 41 ans, Grand Bayonne. Ce soir, je me suis versé un verre de vin, j’ai mis de la musique, et je me suis décidée à poster cette annonce. Alors ne me fais pas regretter.
Ce que j’aime par-dessus tout c’est la tension avant l’acte. Les messages coquins échangés dans la journée. Savoir qu’on va se voir le soir. Être trempée depuis le matin rien qu’en relisant tes mots. Puis arriver, se regarder trois secondes, et tout de suite les mains partout, les vêtements qui tombent, le souffle court. C’est ça que je veux vivre à Bayonne. Pas du tiède. Du brûlant.
Les hommes pensent souvent que les femmes n’aiment pas le sexe autant qu’eux. Erreur monumentale. Moi j’y pense le matin en me réveillant, dans la douche, au travail pendant une réunion chiante, le soir en me couchant. La différence c’est que je suis plus discrète — en public. En privé, chez moi à Bayonne, c’est une autre histoire.
Mes amies pensent que je suis sage. Si elles lisaient cette annonce, elles tomberaient de leur chaise. Tant mieux. La Bayonne que je montre au monde et celle que je suis entre quatre murs, c’est deux personnes différentes. Et la deuxième est bien plus intéressante.
Tu connais les quais de la Nive dans le Petit Bayonne, pintxos et txakoli dans les bars basques ? C’est mon terrain de chasse préféré. Pas pour le gibier — pour le plaisir de se montrer, de sentir les regards, de choisir. Le pays basque, c’est la passion, la fête, le piment d’espelette — et moi je coche les trois cases. Et ma proie ce soir, ça pourrait être toi.
Je ne réponds pas aux « wesh », aux photos non sollicitées, ni aux mecs qui écrivent « je suis différent des autres ». Tu sais ce qui est vraiment différent ? Un message intelligent, ton âge, ta dispo, et une photo de ton visage souriant. Alicia — Bayonne.